Résultats d'études

Restez branchés

15 juin 2015

Découverte d’un moyen novateur de lutter contre la fièvre de la vallée du Rift
Le Dr Norman Cyr, chercheur de l’Université de Montréal financé par les IRSC, a découvert comment le virus de la fièvre de la vallée du Rift s’attache aux cellules normales à l’intérieur du corps humain. La fièvre de la vallée du Rift, répandue dans les régions de l’Afrique subsaharienne, est une infection virale qui affecte tant les animaux que les humains. Elle peut être contractée au contact du sang, en buvant le lait d’un animal infecté ou en se faisant piquer par un moustique infecté. La plupart des cas de fièvre de la vallée du Rift sont bénins et se manifestent par de la fièvre, des douleurs musculaires et des maux de tête. Mais, dans les cas virulents, la fièvre peut causer des saignements, voire la mort. Comme pour d’autres graves maladies hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola, la fièvre de la vallée du Rift peut se propager rapidement, et déjouer le système immunitaire humain et les vaccins. Le Canada semble avoir été épargné jusqu’à présent. Cependant, en raison du nombre croissant de personnes voyageant à l’étranger, la fièvre de la vallée du Rift risque un jour de se frayer un chemin jusqu’en Amérique du Nord.

Au lieu de s’attaquer à la maladie alors qu’elle progresse, l’équipe du Dr Cyr a décidé de lutter contre l’infection dès son apparition. Grâce à des recherches de pointe, l’équipe a découvert que le virus de la fière de la vallée du Rift empêche la p62 (une protéine à l’intérieur de la cellule humaine) de signaler le besoin d’être protégée par le système immunitaire; il s’ensuit un renforcement du virus. Concevoir un médicament contrant les effets du virus sur la p62 permettrait, selon la théorie du Dr Cyr, de soigner efficacement la fièvre de la vallée du Rift.

12 mai 2015

L’insécurité et la pauvreté seraient liées à l’obésité juvénile

Les jeunes qui sont victimes d’intimidation à l’école et qui vivent du stress en raison d’un état de pauvreté chronique sont à risque de souffrir d’obésité. Il s’agit de la principale constatation de la professeure Tracie Barnett, chercheuse financée par les IRSC à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) de Montréal. L’équipe de la chercheuse a demandé à environ 1 200 élèves du secondaire au Québec s’ils avaient déjà souffert d’intimidation physique ou sociale. Elle a recoupé l’information obtenue avec la situation familiale et les habitudes de vie des élèves sondés, ainsi qu’avec les résultats d’entrevues menées auprès de leurs enseignants. La chercheuse et son équipe en sont venues à la conclusion que les élèves en situation de pauvreté et d’insécurité étaient 18 % plus susceptibles d’être obèses que les autres élèves. Par sa recherche, la professeure Barnett espère contribuer à la diminution du taux d’obésité chez les jeunes en mettant l’accent sur l’amélioration de leur environnement scolaire. Si les jeunes obèses pouvaient obtenir le respect de leurs pairs, sans égard à leur état de santé ni à leur situation financière, le sentiment de sécurité qu’ils éprouveraient les encouragerait à perdre du poids.

8 mai 2015

Ça prend un village ou l’importance du soutien familial, scolaire et communautaire pour la santé des jeunes trans
Une nouvelle étude nationale dirigée par la Dre Elizabeth Saewyc montre combien il est important pour les jeunes transgenres de jouir de liens solides avec la famille, l’école et la communauté. L’étude intitulée Être en sécurité, être soi-même a été financée par l’Institut de la santé des femmes et des hommes des IRSC et a été réalisée en collaboration avec des universités et des chercheurs en santé partout au pays. Avec ses 923 participants âgés de 14 à 25 ans, il s’agit de la plus grande enquête du genre au Canada.

Les jeunes transgenres présentent un risque élevé d’automutilation et de suicide. Or, l’étude a révélé que le soutien d’au moins un adulte dans leur famille réduit considérablement ce risque. Selon la Dre Saewyc, le fait d’être entouré d’adultes bienveillants à la maison, à l’école et dans la communauté est tout aussi important pour les jeunes trans que pour l’ensemble des jeunes. « Un des gestes simples que les parents et les enseignants peuvent poser pour aider les jeunes trans est de les croire lorsqu’ils parlent de leur identité de genre, même s’ils sont toujours dans un processus de questionnement », précise-t-elle. « Vous leur faites ainsi comprendre que vous êtes à l’écoute, que vous les avez entendus et que vous reconnaissez leur identité. Selon notre étude, les jeunes qui avaient le sentiment d’être soutenus par leur famille et leurs enseignants se disaient en meilleure santé mentale. »

Le rapport recommande la prise d’un certain nombre de mesures pour améliorer le bien-être des jeunes trans, y compris un meilleur soutien aux familles pour qu’elles soient plus aptes à comprendre et à aider leur enfant transgenre, des écoles plus sécuritaires et plus inclusives, un système de santé mieux outillé pour offrir des services d’affirmation du genre aux jeunes trans, et une réduction des disparités en santé entre les provinces. Le rapport est consultable en ligne en anglais (Being Safe, Being Me [ PDF (2,63 Mo) - lien externe ]) et en français (Être en sécurité, être soi-même [ PDF (2,61 Mo) - lien externe ]).

1 mai 2015

Une équipe de recherche découvre un nouveau moyen de combattre le cancer du pancréas à l’aide de virus
Le Dr John Bell, chercheur financé par les IRSC au Centre de recherche novatrice sur le cancer à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, a trouvé une nouvelle façon de combattre le cancer du pancréas. À l’aide d’un modèle murin, son équipe a découvert que, lorsque les cellules normales communiquent avec les cellules cancéreuses pour former une tumeur pancréatique, elles expriment une protéine, la FGF2, qui rend le cancer vulnérable aux virus oncolytiques, lesquels ciblent et détruisent les cellules cancéreuses sans endommager les cellules saines. La découverte pourrait mener à des essais cliniques et, possiblement, à de nouveaux traitements contre le cancer du pancréas. Les virus oncolytiques sont mis au point par BioCanRx, un réseau qui favorise la collaboration entre les chercheurs de différentes disciplines scientifiques dans la lutte contre le cancer. Le réseau, dont le directeur scientifique est le Dr Bell, reçoit un financement de 25 millions de dollars du Réseau des centres d’excellence du gouvernement du Canada, ainsi que du soutien de l’industrie, des provinces et d’organismes de charité nationaux.

9 avril 2015

Une intervention chirurgicale réduit l'arythmie cardiaque (en anglais seulement)
Un essai clinique international, cofinancé par les IRSC, a permis d'établir qu'une ablation cardiaque peut réduire des cas dangereux d'arythmie cardiaque. Les chirurgiens cardiaques ont souvent recours à cette intervention durant les opérations de la valvule mitrale afin de rétablir un bon débit sanguin dans le cœur. Or, la sûreté et l'efficacité de l'intervention n'avaient jamais été testées. Menée par le Dr Marc Gillinov, du Réseau d'essais chirurgicaux cardiothoraciques, l'étude a permis d'analyser les résultats de 260 patients atteints de fibrillation auriculaire dans 20 centres de recherche au Canada et aux États Unis. Le rythme cardiaque des patients sur qui l'intervention a été réalisée était toujours régulier un an après l'opération de la valvule mitrale. Toutefois, les sujets étaient 2,5 fois plus susceptibles d'avoir besoin d'un stimulateur cardiaque implantable. Selon le Dr Gillinov, d'autres recherches seront nécessaires pour fournir une explication.

18 mars 2015

Une étude clinique financée par les IRSC pourrait révolutionner l'imagerie de diagnostic médical
Des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), financés par les IRSC, ont peut-être découvert une façon écologique de diagnostiquer des problèmes de santé au moyen de rayons X, en éliminant la production de déchets nucléaires du processus. Produit dans des réacteurs nucléaires, le Technetium (ou Tc-99m) est un élément radioactif qui est couramment injecté aux patients pour aider les médecins à évaluer les images obtenues au moyen de rayons X. Dans le cadre d'une étude clinique, les chercheurs du Centre de recherche du CHUS ont utilisé du Tc-99m créé dans un cyclotron (un accélérateur de particules) dans leur intervention auprès de 11 patients. Leurs résultats montrent que les images produites étaient toujours claires et ont aidé le diagnostic de troubles de la thyroïde chez les patients. Les chercheurs veulent maintenant déterminer si cette nouvelle façon de générer l'élément liquide peut servir à diagnostiquer des problèmes médicaux plus complexes comme l'embolie pulmonaire. Si leurs essais se révèlent concluants, le Tc-99m produit par cyclotron pourrait être développé à grande échelle grâce à son faible coût pour ensuite être distribué dans les hôpitaux.